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Sara DE SANTIS (Chitarrae’s Director)
La personnalité de Johan Fostier et son programme ont ravi le public nombreux et exigeant de Chitarrae, le festival international de guitare qui se tient à Bivigliano (Florence) à la fin août.
Son interpretation charmante, raffinée, transparente, neuve et virtuose de quelques unes des plus belles musiques du répertoire "latin" de toute époque (ancienne, romantique et moderne) révéla l'essence même de ces pièces,touchant profondément les auditeurs.
Les interprétations de Johan furent toutes fidèles à la Musique. Jamais il n'utilisa sa technique exceptionnelle pour montrer de la virtuosité. Au contraire, il mit toutes ses capacités et toute son énergie à révéler la nature profonde des pièces qu'il avait choisies, son amour de ces morceaux et ce qu'elles signifient pour lui, gardant toujours une intention sensible, sensée, pure et sincère.
Le programme montre aussi la grande capacité de Johan de bouger et s'adapter à des horizons très différents sans jamais relâcher le suspense ou perdre l'attention des gens. Il donne l'impression de pouvoir jouer n'importe quel morceau en lequel il croit et d'en créer de la magie, vous donnant l'envie de l'entendre encore et encore et le sentiment qu'il pourrait vraiment jouer sans cesse sans que ni vous ni lui ne soyez las.
Le concert a été une grande leçon pour tous les étudiants qui ont participé à la masterclass du festival (menée par Luc VanderBorght, merveilleux interprète et professeur, membre du Quartet Take Four avec Johan) et pour les jeunes membres de l'orchestre de Chitarrea (dirigé par le guitariste russe Mikhail Pazi) . Des participants qui ont également eu la chance de partager quelques jours avec Johan, dans le cadre privilégié de la villa di Bivigliano.
Je ne remercierai jamais assez Johan pour le cadeau qu'il nous fit de ce concert et pour son amour sincère pour la musique.

Richard Letawe, Res Musica
VIVA ESPANA !

Troisième et dernier festival de la saison de l'Orchestre Philharmonique de Liège, " Viva Españ a" s'est étendu sur une semaine entière. […] Johan Fostier a mis au point un programme présentant un panorama assez exhaustif et varié du vaste répertoire espagnol, allant bien au-delà des clichés folkloriques, et présentant une musique profonde et prenante, au fort pouvoir évocateur (Recuerdos de la Alhambra, Castillos de Espana, …).
Vainqueur de plusieurs compétions internationales, dont le Prix de la Guitar Foundation of America, Johan Fostier est un guitariste élégant et fin, à la sonorité douce et pleine de nuances, au tempérament réfléchi et introspectif. Il remporte un très beau succès auprès du public (connaisseur, car Liège a accueilli pendant longtemps un festival de guitare réputé), conquis par sa musicalité délicate et par sa sûreté technique sans esbroufe.

Nicolas BLANMONT, La Libre Belgique
VIVA ESPANA ! Semaine espagnole à l'OPL.

En allant chercher Edmon Colomer, Jean-Pierre Rousseau et son équipe ont fait le bon choix. Ce chef catalan à la fois discret et chaleureux connaît tout ce répertoire, d'origine ou d'influence espagnole, comme sa poche. La musique est superbement exprimée, que ce soit dans la belle "Prière du Torero" de Turina ou dans le célébrissime (mais finalement assez rare en concert) concerto d'Aranjuez de Joaquin Rodrigo.
Occasion de découvrir en la personne du Bruxellois Johan Fostier un excellent guitariste : belle sonorité, ce qu'il faut de rigueur et de fantaisie, le tout au service d'un jeu sobre dans son extériorité mais empreint de sensibilité et de sincérité. […]

VERS l'AVENIR - LE RAPPEL - Vie Culturelle - Viroinval- Chapelle de Regniessart
Maurice Vandeweyer écrit :
Superbe récital de Johan Fostier

Une dizaine de pièces choisies par l'artiste Johan Fostier, figure de la jeune génération des guitaristes belges, ont résonné dans la chapelle de Regniessart à l'acoustique superbe. Johan Fostier est un enfant de la région. Ce qui lui fait dire qu'il prend plus de plaisir encore à venir jouer à Regniessart. Le musicien, comme tous ses spectateurs-auditeurs, ont été surpris de l'acoustique parfaite de cette chapelle. A croire qu'elle a été conçue pour des récitals de guitare classique. Plus de soixante personnes ont assisté à ce concert enlevé avec brio comme on pouvait normalement s'y attendre à la lecture du parcours du guitariste. Johan Fostier nous a interprété des œuvres de Gismonti, de Bach, d'Emilio Pujol, d'Ernesto Lecuona considéré comme un des plus grands compositeurs cubains, de Carlevaro et bien d'autres. C'est dans un silence plus que religieux que les notes venaient agrémenter les tympans. La maîtrise de Johan Fostier et sa réputation ne sont pas surfaites. Les moments étaient divins. Chacun aurait voulu que cela dure encore plus longtemps mais hélas, les meilleures choses ont aussi une fin! Il faut savoir que ce musicien se produit dans le monde entier, tant en Suisse qu'en Allemagne, aux Pays-Bas, aux Etats-Unis et au Canada. Si ce n'est pas toujours en soliste, il accompagne volontiers la soprano Evelyne Bohen ou la guitariste Delphine Bertrand pour des duos. Citer son parcours, ses accompagnateurs, ses prestations, ses créations théâtrales, prendrait trop de place. L'important n'était d'ailleurs pas là pour le public de Regniessart, qu'importent les titres du virtuose, seule compte sa musique qu'il vous distille à vous envoyer au Nirvana. La clarté des notes, les envolées, les accords, les rythmes et les tempos ont suffi largement à convaincre le plus incrédule des mélomanes. Soirée donc, plus qu'agréable ! Gageons que "Qualité Village Regniessart" et "Les Amis du Parc Naturel" organisent d'autres récitals de pareille qualité.

NOTES CLASSIQUES par Allison Kyd -hebdomadaire VUE (Edmonton-CANADA)
Vendredi à Muttart Hall, le guitariste belge Johan Fostier fit la démonstration de la virtuosité qui lui valut de nombreuses récompenses européennes, et tout récemment le premier prix au Concours International de guitare solo 2001 de la Guitar Foundation of America.
Un des temps forts fut les "Variations sur Folia de Espana et Fugue" de Manuel Maria Ponce. Il y a 20 variations et Fostier créa une ambiance différente et souvent un toucher différent pour chacune d'elles.
Il enchanta aussi son public en introduisant ses morceaux.
Il y a tout un débat autour de la question de savoir si les artistes doivent décrire les œuvres ou si celles-ci doivent parler d'elles-mêmes.
Je tends à penser que de brefs commentaires sont appropriés dans des endroits intimes et concernent la volonté de prendre le temps de prendre contact avec le public comme marque de respect.
Par contre je n'aime pas les longues présentations. Je suis d'avis que si cela doit être lu, il faut le mettre dans le programme.
L'approche de Fostier était idéale, sa manière à la fois polie et désarmante.
J'ai en fait décidé que la guitare, et non le violoncelle comme je le pensais avant, était le plus beau des instruments. Et ça ne fait pas de mal que Fostier ressemble à Sean Penn. Imaginez!

Lindsay Kelly, organisatrice du Shield - THE CAMBRIAN SHIELD
Un guitariste captive le public de Sudbury.

Bien que la guitare classique soit traditionnellement réservée aux véritables afficionados de la musique classique,il ne faut que très peu de temps, en écoutant Fostier, pour que même l'oreille la moins exercée puisse commencer à apprécier la beauté et la maîtrise de son incroyable talent.
Le silence se répandit vite dans la foule quand il occupa le centre de la scène.
Serrant sa guitare dans les bras, il semble ne pas se rendre compte que le public attend avec impatience son interprétation, et pourtant il semble savoir aussi exactement comment manipuler les émotions de ce public.
Sa musique est parfois calme et tranquillisante et acquiert peu à peu une qualité s'apparentant au rêve entraînant le public dans une douce réflexion tandis qu'à d'autres moments, ses interprétations pleines de vie reflètent la véritable puissance de l'artiste et de son instrument.
Bougeant agilement les doigts au cours des arrangements compliqués, il donne l'impression de le faire presque sans effort.
Il est difficile pour la plupart des personnes d'imaginer le nombre d'heures de pratique nécessaire pour atteindre ce niveau de jeu.
Les émotions qu'il révèle par son jeu, transparaissent sur son visage, et il clair que ceci est plus qu'une profession, c'est sa passion.
A la fin de chaque morceau, il semble sortir lentement d'une agréable rêverie, reconnaissant seulement alors le public comme témoin de son histoire d'amour privée.
Il joua neuf morceaux pour la foule, chacun d'entre eux suscitant des applaudissements plus appréciateurs que le précédent.
Deux standing ovations successive incitèrent Fostier à revenir jouer sur scène, avant qu'il ne se rende dans le hall où il signa des CDs et conversa avec le public.

Le samedi 5 octobre, la "Classical Guitar Society of Northern Colorado" présenta un concert de Johan Fostier, lauréat du Concours Solo International 2001 de la Guitar Foundation of America.
Voici la critique de Steve Waechter :

Johan Fostier donna un brillant concert pour la Guitar Society of Northern Colorado lors du concert annuel du gagnant du concours de la GFA.
Fostier nous présenta un programme extrêmement difficile au timbre superbement contrôlé, une dynamique passionnante et un sens du rythme et de l'expression merveilleux.
Un des points forts fut la maîtrise des styles historiques proposés que montra Monsieur Fostier.
Sa musique traditionnelle latino-américaine était exceptionnelle ( suscitant l'envie d'une margarita ou peut-être d'une autre margarita!).
Les variations sur "Folias de Espana" de Ponce étaient élégantes et jouées de manière convaincante et sa Sonate de Weiss charma par sa couleur et sa belle interprétation...un véritable plaisir pour les spectateurs.
Dès la conclusion du dernier morceau figurant au programme, Johan reçut une standing ovation immédiate et enthousiaste. A l'insistance de tous, il revint avec deux bis; une Valse de Tarrega habilement exécutée pour finir par la belle Cancion de la Suite Compostellana de Mompou.
Sur le plan personnel, nous avons trouvé en Johan un jeune homme chaleureux, ouvert et brillant.
Il se donne entièrement à sa musique et à son art de maître de musique.

Les cahiers de la Guitare et de la Musique. Danielle Ribouillaut écrit :
Ecole Normale Supérieure de Paris.Classe d'Alberto Ponce.
Johan Fostier a, quant à lui, reçu son diplôme de concertiste en 1996, à l'unanimité et avec félicitations.
Il donnait son récital dans le cadre des Concerts de Midi de la Salle Cortot - cette salle qui aux dires du grand pianiste dont elle porte le nom, "sonne comme un violon..."
Cet écrin convient admirablement à la guitare, et à celle si pure de ce jeune artiste belge. Il avait choisi de donner les Variations sur un thème de Cabezon de Manuel Maria Ponce, assez rarement jouées et qu'il a rendues avec beaucoup de finesse et d'intériorité.
De même les deux Suggestions de Brotons ont retenu notre attention (compositeur et chef catalan ayant travaillé avec Narcis Bonet): le son est chaud et clair à la fois, le rendu subtil.
La suite Mystique de Vicente Asencio, en ce sens convient très bien à Johan Fostier, concentré qu'il est dans l'intimité de cette inspiration profonde.
Piazzolla et Tedesco ont révélé son humour et ses timbres variés et la Cancíon de Mompou en bis, encore une fois sa pureté de son et d'inspiration.

David's Review Corner
CASTELNUOVO-TEDESCO: Platero y yo (Platero et moi). Capriccio diabolico (Hommage à Paganini).
PONCE: Variations sur Folia de Espana et Fugue. ASENCIO: Trois Hommages.
Johan Fostier (guitare).Naxos 8.557039. (67' 34").

Il est inhabituel de trouver un jeune guitariste acceptant de risquer sa réputation sur de la musique rarement entendue, en grande partie calme et reposant sur la capacité du soliste à créer une myriade de nuances de subtiles tonalités.
Johan Fostier a relevé ce défi et produit un disque très séduisant, tandis que dans les moments de virtuosité dans les Variations de Ponce, il s'avère aussi être un guitariste à la technique immense.
Fostier est né en Belgique, et a à son actif une longue liste de prix en concours pour mériter de figurer en bonne place parmi l'élite des cordes actuelles.
Le disque offre une occasion rare d'entendre la suite en cinq mouvements de Castelnuovo-Tedesco, Platero y yo, bien que Norbert Kraft de chez Naxos en fit un enregistrement il y a quelques années pour Koch.
C'est une partition ravissante tout en nuances en sourdine, le bruit des mouvements des doigts de Fostier réduit au minimum.
Les Trois Hommages d'Asencio, une œuvre courte aux mouvements contrastés, apporte des moments d'harmonies modernes, avant de nous ramener au très plaisant Capriccio Diabolico. Son de très bonne qualité.

Neil Horner écrivit :
L'actuelle Série des Lauréats de Naxos propose sur ses disques de guitare ( présentant souvent les gagnants du Concours de la Guitar Foundation of America) une écoute fascinante.
Bien des disques ont constitué des achats incontournables pour toute personne intéressée par la guitare classique, mais le disque d'Antigoni Goni avec Koyunbaba de Domeniconi et la Suite Compostellana de Mompou ainsi que sa collection John Duarte (la Suite Anglaise est superbe) est difficilement égalable. De ceci, le jeune belge Johan Fostier est bien près.
Un des aspects gratifiants de cette série est son refus de se conformer à un répertoire stéréotypé, donc même quand des pièces espagnoles majeures ou, dans ce cas-ci, des morceaux "dérivés de pièces espagnoles" sont inclus, ils sont complétés de quelque chose d'un peu plus inhabituel.
Il n'y a rien à écarter dans l'interprétation donnée par Fostier de Ponce et il tient bien face aux versions existantes, même celles par les semblables de John Williams.
Cependant, l'intérêt majeur ici pour l'auditeur que je suis, résidait dans l'inclusion de deux oeuvres du compositeur italien Castelnuovo-Tedesco qui émigra plus tard aux USA et dont le premier concerto pour guitare néo-classique est un must absolu pour tous les amateurs de guitare moderne.
Ils sont tous deux hautement agréables à écouter- le premier, basé sur les voyages du poète Jimenez et de son âne Platero, était exécuté à l'origine en accompagnement de la récitation du texte de la poésie mais se défend très bien comme musique en elle-même.
Elle est globalement pensive, méditative et parfois languissante mais jamais moins que charmante et souvent populaire sans accent espagnol particulier (les quelques dernières mesures des Hirondelles sonneraient bien aussi sur une cithare autrichienne!).
L'hommage à Paganini est bien plus subtil que beaucoup d'autres lui ayant été dédiés et son atmosphère augure bien de concerto pour guitare qui suivra quatre ans plus tard.
Le sentiment du morceau n'est pas toujours tellement éloigné de la musique du compatriote et contemporain Domeniconi - réfléchi, Méditerranéen je suppose, mais subtilement différent de la plupart des oeuvres espagnoles équivalentes; "la retenue classique" est un cliché descriptif qui pourrait en fait s'appliquer ici.
Quoi qu'il en soit, ceux qui attendaient des feux d'artifices et un hommage de type "rhapsodie" seront décus.
J'ai été heureux d'être immergé dans une musique glorieuse même si introvertie.
Le méconnu Asencio est par contre une autre paire de manches- un espagnol "moderniste" se tournant vers l'ouest en direction de Buenos Aires et vers le nord en direction de la France pour son inspiration.
Les dédicataires de ses trois hommages (peut-être à l'exception du tango Lorca pour les littéraires) sont probablement aussi difficiles à identifier par la musique, que l'est Paganini dans le morceau de Castelnuovo-Tedesco, mais les oeuvres sont de véritables miniatures et augmentent sans aucun doute la valeur du disque ( bien plus élevée j'imagine pour les collectionneurs de guitare)
Comme toujours, Norbert Kraft et Bonnie Silver ont réalisé et produit un enregistrement superbe, je recommande donc sans hésitation et de tout coeur ce disque à tout qui est un tant soit peu intéressé par la guitare contemporaine.
Antidote parfait au stress - vous écoutez peut-être du minimalisme sur autoroute- mais mettez ceci quand vous rentrez et décompressez!

Les cahiers de la Guitare et de la Musique. Danielle Ribouillaut écrit :
Johan Fostier joue Asencio et Tarrega - Denis Azabagic : Oeuvres complètes pour la guitare de Vicente Asencio
Il n'est parfois pas inintéressant, lorsque l'occasion s'en présente, de comparer les jeux de deux jeunes artistes talentueux et "multiprisés" qui se retrouvent dans des répertoires, pour partie, identiques.
Les options et personnalités de chacun n'en ressortent que mieux et peuvent contribuer à localiser les évolutions interprétatives modernes de la guitare.
Si Denis Azabagic joue l'intégrale, Johan Fostier ne joue d'Asencio que la suite Valenciana, le Collectici Intim et la Suita Mistica, mais ajoute quatre oeuvres dont la fantaisie sur un thème de la Traviata, la Vals, la Mazurka, l'Alborada et El Columpio. Les deux musiciens ici présents on tout pour s'opposer sauf l'excellence.
Le jeu de Denis Azabagic est très pur et très tenu, pensant la construction des pièces à partir du développement dynamique des phrases à grande échelle. On pourra reconnaître làune manière d'envisager la musique assez caractéristique de certaines écoles d'Europe de l'Est. L'importance des lignes s'en trouve prépondérante sur le rôle des variations de timbres. La tenue de l'énergie est parfaite er les accélérations dynamiques ont du souffle.
Face à cela, Johan Fostier mise sur une recherche de l'expressivité où la couleur et la respiration prédominent sur la conception. J'y sens personnellement plus de sensibilité dans les voix intérieures par exemple, ou sur les accents des danses, un peu moins énergiques mais un peu plus signifiantes aussi. L'idée musicale suit la phrase, s'autorisant plus de rubato.
Des deux caractères aucun n'est préférable que d'une manière toute subjective. A chacun donc de se trouver plus proche de l'un ou de l'autre ou de réaliser sa propre synthèse, les deux auditions restant très stimulantes.